J'écoute : Air
Je regarde : la mer
Je lis : Thom Sharpe
Je joue : à être humain
Je mange : des plats exotiques
Je bois : Ti' Punch
Je pense : à autre chose
Je rêve : ma vie!
(mis à jour jeudi 4 septembre 2008 à 05:06)

04/12/2008

04/12/08 - 03:40

Future is mine!


Nous sommes ceux qui vivrons après vous. Nous vous renierons, vous abjurerons, vous dirons que vous n'existiez que pour nous permettre d'être vivants. Nous sommes le flot qui submerge tout. Nous n'aurons pas de conscience, pas de compassion, pas de pitié. Nous sommes votre futur, que vous le vouliez ou non! Get out!

28/10/2008

28/10/08 - 23:20

AAAAAAAAAAAAHHHHH!!!!!!!


Bientôt Halloween! tremblez braves gens! La récession va vous bouffer tout cru!

24/08/2008

24/08/08 - 00:29

Le Blog de Peter Pan-6


Ce soir je suis sur la plage. Il fait nuit et la lune seule est ma compagne. Toute la journée j'ai écouté et vu les malheurs du monde et cela m'a tué un peu.
Sur mon île je suis loin de tout cela, mais je sais que le monde qui m'entoure continue de se détruire.
Que puis-je faire? Rien!
Que puis-je dire? Rien!
Seul sur la plage, le bruit des vagues qui s'évanouissent sur le sable, je ferme les yeux et je ne suis plus qu'un élément de la nature. La paix peut venir en moi doucement .
C'est bien!

19/08/2008

19/08/08 - 01:35

Le Blog de Peter Pan-5


Quand je me sens seul, Clochette vient me parler. Elle est ma confidente, mon amie, celle qui m'aime secrètement, même si elle sait que je préfère les garçons aux jeunes filles ailées. Je lui confie mes peines de coeur, mes bonheurs, ma tristesse...
Depuis tout petit elle est à mes côtés. Elle n'a pas d'âge. Elle a le secret de l'éternelle jeunesse mais n'a pas le droit de le révéler sous peine de perdre ses pouvoirs et de se transformer en une simple créature humaine. Quelquefois je crois que pour moi, elle y renoncerait.
Je suis peut-être prétentieux... J'aimerais tellement connaître son secret.

26/07/2008

26/07/08 - 02:25

Le Blog de Peter Pan-4



Je me souviens que j’ai toujours été un enfant rêveur et doux, je n’aimais pas la violence des combats avec mon frère aîné qui avait toujours le dessus sur moi, ou bien les combats dans la cour de récréation. J’avais pourtant une force en moi.
Lorsque j’étais enfant, lors des longs trajets en voiture qui nous amenaient à la mer ou à la montagne, je regardais le ciel . Souvent les paysages, mais aussi beaucoup le ciel. Je trouvais, comme beaucoup de gamin rêveurs, des formes aux nuages. Menaçantes ou amicales, c’était selon mon inspiration du moment.
Quelquefois il arrivait que surviennent des nuages plus gris, annonciateurs d’une pluie que je ne voulais pas.
Et alors je parlais au vent. Je lui disais :
-« Souffles, souffles fort ! De plus en plus fort ! »
Je faisais comme si le vent c’était moi. Dans ma tête j’étais le vent, je possédais sa force. Je n’étais plus dans la voiture de mes parents, mais à mille mètres d’altitude. La voiture filait à vive allure, et je sentais les nuages m’obéir, filer encore plus vite dans le ciel.
J’étais le maître du vent . Le ciel redevenait bleu et un sourire se dessinait sur ma bouche, signe de mon triomphe.
Aujourd’hui encore, j’ai ce pouvoir de sentir le vent, de savoir ce qu’il va faire. Si il va se faire brise, tempête ou ouragan. Lorsqu’une tempête fait rage, je sens de chacune de mes cellules la puissance de celle-ci. C’est comme si elle passait au travers de moi et que je ressentais son énergie, que je hurlais avec elle.
Bien sûr vous direz que je suis fou ou bien illuminé, mais comme avant, lorsque j’étais enfant, je sais toujours la contrôler. Il m’arrive aussi de la laisser se déchaîner pour jouir de son spectacle.
Je suis toujours « l’Enfant-maître-du-vent ».

24/07/2008

24/07/08 - 00:57

Le blog de Peter Pan-3


Sur mon île, les enfants sont les rois. Ils sont beaux, pleins de vie. Ils courent, ils jouent, ils rient sans cesse. Ils vont à l'école quand il pleut, où qu'ils n'ont rien à faire. La plupart du temps ils se baignent, ou font du surf, plongent et nagent pendant des heures. Ils sont infatigables. Les parents ne font pas la loi, ce sont eux qui décident souvent.
J'aime les regarder courir, se batailler, se réconcilier, faire des pactes dont eux seuls connaissent les secrets. Ils sont vivants, vraiment vivants.
Quelquefois, lorsque l'un d'entre eux arrive dans mon village, venu d'une terre lointaine et plus civilisée, je peux voir la différence. L'enfant d'ailleurs a un regard plus triste, n'ose pas s'aventurer ou bien est retenu par ses parents bien pensants qui croient qu'ils font acte d'éducation.
Foutaises que cela! Un enfant est fait pour vivre pleinement, expérimenter, transgresser toutes les lois, manger avec ses doigts, se curer le nez, péter quand il en a envie, rire, crier, pleurer, hurler sa joie ou sa détresse!
Oui! Il a le droit de vivre, car un jour il mourra en devenant adulte.

23/07/2008

23/07/08 - 01:51

Le blog de Peter Pan-2


Comme je le disais dans le premier post, je ne veux pas vieillir! J'ai peur de ça et de souffrir.
Sur mon île, j'habite un village remplit de vieux. Je ne vois que ça à longueur de journée. On dirait un centre de gériatrie à ciel ouvert. Le cimetière des éléphants. Là où les vieux pachydermes viennent réchauffer leurs vieux os avant de mourir. Pour la plupart ils sont secs, désséchés, bronzés à outrance, la peau flasque qui pend sous les bras. On dirait des momies sans bandelettes!Ils sont blancs ou noirs ou métissés mais tous ont le même aspect.
Le pire ce sont les vieilles femmes, semblables à des harpies. Lorsqu'elles vous regardent, on a l'impression qu'elles vont s'accrocher à vous, vous déchiqueter en morceaux, et boire votre jeunesse, celle qu'il vous reste. Elles sont méchantes, envieuses de tout, jalouses entre elles de ce qu'elles n'ont même pas. On les voit déambuler nues sur la plage, exposant leur corps flasque et tombant. Les seins comme des gants de toilette mal accrochés qui pendent le long de leur torse trop bronzé. Je trouve cela répugnant.
Les hommes ne sont pas mieux, même s'ils sont plus dignes. Au moins ne sont-ils pas aussi acerbes qu'elles.
Alors moi qui refuse tout cela, je préfère regarder la mer, l'horizon, ou bien prendre mon masque et plonger au milieu des poissons multicolores. Retrouver la beauté, les couleurs, le spectacle d'un monde toujours en mouvement. Il n'y a pas beaucoup de vieillards chez les animaux. La vie se charge de leur faire un sort très vite.
Et c'est bien mieux comme ça...
Vive la jeunesse qui brûle et immole le temps sur l'autel de la vie.

20/07/2008

20/07/08 - 22:18

LE BLOG DE PETER PAN - 1



Bonjour ! Moi c’est Peter. Peter Pan.
Mais non, bien sûr , je ne m’appelle pas comme ça réellement. Peut importe comment je m’appelle d’ailleurs. C’est toujours mieux que mon prénom que je déteste et que je tairais pour ne pas offusquer mes parents bien-pensants, ou que Alfred, Ronald ou Fernand. Encore que Fernand c’était le prénom de mon grand-père et c’était un type hyper chouette qui nous racontait toujours pleins d’histoires. Mon grand-père il était scaphandrier. Il plongeait pour aider à couler les piles des futurs ponts.
A cette époque, il fallait une sacrée dose de courage.
Il avait un œil de verre parce qu’il en avait laissé un sur un chantier. Je me souviens qu’on lui demandait tout le temps :
« - Papi, tu nous montres ton œil ? »
Et lui s’exécutait devant nos yeux ouverts comme des billes. Il sortait son œil de verre et nous le montrait avant de se faire engueuler à chaque fois par ma grand-mère qui n’était pas drôle du tout.
-« Fernand, arrêtes tu vas faire peur aux enfants ! »
Mais nous on le regardait seulement comme un magicien qui pouvait enlever et remettre son œil à volonté. Cela nous fascinait.
Pour revenir à nos moutons, commençons par le commencement : pourquoi j’ai choisit de m’appeler Peter, et surtout Pan, et pas Pam-Pam comme le lapin dans « Bambi ».
D’abord parce que comme lui, je refuse de vieillir. Certains ne veulent pas l’admettre, mais moi, je l’assume complètement. Les adultes m’emmerdent. Ils ont toujours des conversations sérieuses, qui tournent en rond, comme toutes les conversations sérieuses.
Ensuite, parce que les adultes ne savent plus s’amuser. Jouer pour jouer. Il faut leur promettre de l’argent pour qu’il jouent. Et « Qui veut gagner du pognon ? », et « Vous êtes le maillon faible », et ceci et cela… C’est l’appât du gain qui les motivent. Plus d ‘amusement gratuit.
Aussi et surtout parce que je suis comme tout le monde et que vieillir me fait peur. Pas la mort, la mort je m’en tape, mais la diminution physique et mentale, la souffrance, la douleur. Oui, CA, ça me fait peur, horriblement et terriblement peur.
Vous êtes-vous déjà demandé comment vous voudriez mourir ? Lentement ? Rapidement ? Voudriez-vous vous regarder en face, dans un miroir, jusqu’à perdre connaissance et couler lentement vers « votre dernière demeure » ?
Voudriez-vous mourir brutalement, dans un accident violent qui vous surprendra au détour d’une route et ne vous laissera aucun recours ?
Ou bien dans votre lit, en plein sommeil, avec un sourire sur les lèvres… ?
Moi je m’en fous pourvu que je ne souffre pas !
J’ai aussi décidé de m’appeler Peter parce que j’ai en commun de vivre comme lui sur une île fantastique. Il y fait presque toujours beau. La mer y est couleur de jade avec des criques ou des plages de sable blanc qui vous aveugle sous le soleil qui tombe à la verticale, et les poissons multicolores se laissent approcher de près pour partager avec vous leurs aventures sous-marines. La forêt y est exubérante, et on se sent petit, petit sous les arbres gigantesques et au milieu des bruits qui vous entourent. Des falaises la défendent aussi de ceux qui veulent s’en approcher trop près sans la connaître.
Comme à « Neverland », la vie n’y est pas toujours facile, mais il fait bon y vivre si l’on sait se laisser bercer par la nonchalance et les alizés qui soufflent doucement.
Je vous laisse pour aujourd’hui, j’en ai déjà trop dis pour une première fois.
Nous ferons plus ample connaissance la prochaine fois. Si vous en avez envie…